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GALERIE PHOTOS SPECIALE - BEBES DE L'ANNEE 2009

 

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1. Historique

2. Classification

3. Les ancêtres du panda

 

 



POUR EN
SAVOIR
PLUS

<1>
A LIRE : Le Père Armand David,celui qui a révélé au monde occidental l'existence du panda.

 

<2>
A LIRE : Fiche d'identité du panda
.

Le panda forme une famille à part. Sa classification complète, depuis le règne jusqu'aux sous-espèces, est précisée dans la fiche d'identité.

 

<3>
A LIRE : Le panda roux, un cousin du panda.

 

<4>
A LIRE : Répartition passée et actuelle du panda.

 

<5>
 A lire : Actualité :
19 Juin 2007 : Découverte en Chine d'un crâne du plus vieil ancêtre du panda géant

1. Historique

Le panda était déjà connu depuis des millénaires dans l’Orient mystérieux lorsque son existence fut révélée au monde occidental.

Des textes chinois du XII° au VII° siècle avant Jésus-Christ en font mention. Au II° siècle avant Jésus-Christ, l'historien Sima Qian rapportait qu'il y a quatre mille ans l'Empereur jaune dressait des pandas pour les batailles. Un dictionnaire de la Dynastie Qin, l'Er Ya, daté de 220 avant Jésus-Christ, fait mention de l'animal appelé mo. Un livre ancien de géographie,la "Description des montagnes et des fleuves", premier traité de géographie chinois vieux de plus de 2700 ans, le décrit comme “un animal noir et banc qui ressemble à un ours, se nourrit de cuivre et de fer et vit dans les montagnes de Qionglai, dans le district de Yandao”, cela à cause de la réputation qu’il avait de lécher et de mordiller les ustensiles de cuisine dans les villages.

Durant la Dynastie des Han de l'Ouest (206 avant Jésus-Christ à 24 après Jésus-Christ), l'empereur aurait détenu un panda dans ses jardins de Xian. Dans cette même ville, Xian, lorsque l'impératrice Bo, de la Dynastie Han, mourut, on enferma un crâne de panda dans sa tombe. Sous les Jin, au III° siècle, il était symbole de paix, car il ne mangeait pas d'êtres vivants : lorsque deux armées s'affrontaient, si l'une d'elle dressait un étendard en représentant un, l'armistice était déclaré. Tang Taiconq, le premier empereur de la Dynastie Tang (618 à 917 après Jésus-Christ) aurait donné des peaux à quatorze de ses sujets en témoignage d'estime et l'impératrice Tang Wu Zetian aurait envoyé deux spécimens vivants de pandas au Japon comme marques d'amitié, un geste qui ne fut plus répété par la Chine avant les années 1950.

Au cours des années, il a été tour à tour surnommé Pi Xiu, Mo, Meng Shi Shou (bête de proie), Bai Bao (léopard blanc) et Shi Tie Shou (mangeur de fer), puis Daxiongmao (grand ours-chat), ou encore ours Hua, ours bambou, chien argenté et raton laveur.

Pourtant, en dépit de cette connaissance ancestrale et l'aspect spectaculaire du panda, l'existence de l'animal demeura longtemps entourée d'un profond mystère. Les parchemins chinois abondent en représentations de tigres, de grues, de tortues et d'autres animaux auxquels étaient attribuées des valeurs spirituelles, mais le panda n'y figure jamais. Il fallut en fait attendre la moitié du XX° siècle pour voir des représentations de l'espèce dans les oeuvres d'art chinoises.

Pour les savants européens, le bei-shung (“l’ours blanc”) resta un mythe jusqu’au 11 mars 1869 quand un missionnaire et naturaliste français, le père Armand David, fut le premier occidental à voir un panda et donner la description de deux femelles, une adulte et un jeune (qu'il avait obtenu de ses chasseurs). Rien d’étonnant à ce qu’il identifia “le plus joli animal que je connaisse” comme une sorte d’ours qu’il baptisa Ursus melanoleucus (“ours noir et blanc”), et dont il envoya peau et squelette au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. Mais le professeur Alphonse Milne-Edwards après avoir longuement examiné les os et la dentition de l’animal, conclut à sa parenté avec le raton laveur et le reclassa Ailuropoda melanoleuca (“panda noir et blanc”). A partir de ce jour se déchaîna une controverse qui a duré jusqu'au XX° siècle.

Pour en savoir plus : 24 Février 2005 : Un os de panda trouvé dans un ancien tombeau en guise de sacrifice

 

2. Classification

Pendant des années, la communauté scientifique dans son ensemble accepta le panda géant comme un “raton laveur aberrant”. Après tout, il y a des millions d’années, il avait évolué, avec le petit panda ou panda doré, à partir d’un ancêtre carnivore commun ; or l’ancêtre du petit panda était solidement classé dans la famille des ratons laveurs. On les avait groupés dans la même famille en raison des grandes affinités du squelette, de la dentition, des organes génitaux et du pelage. Milne-Edwards avait avancé que l’apparence du panda géant ne représentait qu’une trace d’un ancêtre commun à l’ours et au raton laveur. Certains zoologistes considéraient que son comportement et sa biologie faisaient du grand panda un membre de la famille des ratons laveurs ; d’autres suggéraient un classement différent.

En 1964, D. Dwight Davis, conservateur du département Mammifères au Field Muséum d’histoire naturelle de Chicago, publia une monographie classique démontrant que le panda était un ours modifié, qui avait acquis des caractères hautement spécialisés. Son analyse se fondait sur une étude comparative détaillée des systèmes organiques. Les différences entre ours et pandas observées par Davis résidaient principalement dans la taille, supérieure chez le panda, et dans la puissance de la dentition et des muscles faciaux adaptés pour broyer les pousses fibreuses de bambous, qui forment la nourriture essentielle de l’animal à l’état sauvage. A leur tour, les épaules et les membres antérieurs se sont modifiés, donnant au panda cet aspect lourdaud et cette allure “à l’amble” caractéristique. L’animal ne se déplaçait pas bien et sans doute n’y était-il pas contraint, car durant la plus grande partie de son histoire, il vécut dans un environnement sans prédateur, si bien qu’il ne cherchait jamais à y échapper. Selon ses conclusions, les affinités entre le grand et le petit panda résultaient davantage d’une évolution vers des fonctions semblables que d’une ascendance commune ; en revanche, sur le plan généalogique, ils n’étaient pas des proches parents. Selon Davis, quelques alternances génétiques mineures auraient donné naissance à un panda au lieu d’un ours, et les similitudes biologiques l’emporteraient de loin sur les différences.

Malgré l’étude apparemment définitive de Davis, il fallut attendre plus de 20 ans pour que les scientifiques démontrent de façon convaincante ou acceptent cette théorie. Au milieu des années 1980, une équipe de généticiens conduite par Stephen J.O'Brien, coprésident du comité international de la "Comparative Gene Mapping" (“carte comparative des gènes”), procède à une série d’expérience sur le grand panda et l’ours. Ils utilisèrent les mêmes techniques qui avaient servi à déterminer les liens de parenté avec un petit de Ling-Ling né à Washington. Leur critère se fondait sur une comparaison du nombre et de la forme des chromosomes et sur la capacité des systèmes immunitaires de ces animaux à accepter ou à rejeter des tissus étrangers.

Le fait que les ours possèdent 74 chromosomes et les grands pandas seulement 42 semblait contredire une étroite parenté, mais les chercheurs découvrirent que les chromosomes plus courts de l’ours avaient fusionné pour former les chromosomes moins nombreux et plus longs du panda. En attendant, les chromosomes de seulement deux petits pandas révélèrent avoir des contre-parties soit chez l’ours soit chez le grand panda, tandis qu’il y en avait 14 présentant une structure commune avec les ratons laveurs. On découvrit également que les familles de l’ours et du raton laveur se séparèrent sur l’arbre de l’évolution; il y a plus de 40 millions d’années, tandis que les pandas géants se différencièrent des ours il y a seulement 22 à 25 millions d’années.

Aujourd'hui, il est confirmé et admis que le panda appartient à la famille des ours. Cette position rejoint la majorité des études sur le sujet. En effet, Olaf R. P. Bininda-Emonds a publié en 2004 dans l'ouvrage "Giant pandas : Biology and Conservation" une étude bibliographique qui montre que deux tiers des 90 études qui ont pour sujet la classification d'Ailuropoda placent le panda géant avec les ours.


Cet arbre phylogénétique montre que le panda s'est séparé des autres ours il y a environ 22 millions d'années. Les ours se sont quant à eux séparés des ratons laveurs il y a plus de 40 millions d'années.

 

3. Les ancêtres du panda

L'immense majorité des fossiles qui furent découverts étaient des fossiles de pandas modernes vieux de deux millions et demi d'années et provenant d'Asie de l'Est.

Les fossiles de pandas découverts en Europe sont extrêmement fragmentaires. Il s'agit, de plus, de formes fossiles anciennes datées d'une vingtaine de millions d'années, dont l'interprétation demeure sujette à caution : des espèces aussi vieilles sont généralement très différentes de celles connues à l'heure actuelle, et souvent difficiles à rapporter à un genre contemporain.

La plus ancienne découverte, faite en Grèce, consiste en une quinzaine de dents appartenant à un même individu. Des paléontologues de Prague en ont fait l'étude, et, s'il s'agit avec certitude de celles d'un carnivore, nous ne savons pas véritablement si elles appartiennent à un ancêtre ou à un lointain cousin du panda. Des prémolaires (P4) vieilles de seize millions d'années ont ensuite été découvertes en France dans les gisements burdigaliens de la Grive-Saint-Alban et de Bézian, et décrites par Léonard Ginsburg, sous-directeur de l'institut de paléontologie du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Les caractères qui permettraient de rapprocher ces fossiles du panda sont ténus, étant donné la nature du matériel ; il s'agirait plus probablement de mangoustes primitives.

En 1989, les données se précisent. Dans le Yunnan, au sud de la Chine, sont exhumées des molaires supérieures et inférieures et en excellent état, datant du miocène supérieur, d'un ancêtre du panda, dont les caractéristiques primitives les rattachent à un ancêtre de l'ours moderne, prouvant donc que le panda est beaucoup plus proche de l'ours que du raton laveur.

Le panda acquiert sa forme actuelle il y a deux millions et demi d'années, au début du pléistocène. Il pèse alors 45 kg, soit la moitié d'un adulte actuel, et vit dans les forêts tropicales pluvieuses. Il y a un million d'années, il s'installa dans des régions plus montagneuses et atteignit environ son poids actuel. Il y a 600 000 ans, il commence à prospérer. On le trouve alors dans le sud, le centre et le sud-ouest de la Chine : des fossiles ont été découverts sur un territoire allant du nord-ouest du Myanmar (ex-Birmanie) au sud de Pékin.

Pour en savoir plus :
        > 19 Juin 2007 : Découverte en Chine d'un crâne du plus vieil ancêtre du panda géant
        > 1er Septembre 2006 : La découverte d'une dent de panda en Chine réjouit les scientifiques
        > 
13 Janvier 2006 : Coup de pouce d'un carnivore fossile à une meilleure connaissance du panda
        > 
21 Septembre 2005 : Les hommes primitifs du Guizhou mangeaient les pandas
        > 
12 Septembre 2005 : Le plateau Yunnan-Guizhou, pays natal des pandas géants


Simulation d'une scène du Pléistocène où vivait l'ancêtre du panda (faune Stegodon sinensis Owen). © Base de Chengdu, Chine.

 

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© Jérôme POUILLE - Contact : 

Pandas - Le panda géant ou grand panda (Ailuropoda melanoleuca).

 www.ifrance.com/pandageant

http://pandageant.ifrance.com/

 www.pandas.fr

Mise à jour : Novembre 2009

Existe depuis : Mai 2002