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N'oubliez pas de signer mon livre d'or ! JO de Beijing 2008 ! Une occasion unique de promouvoir la cause et la protection du panda - Actualité scientifique ! Une nouvelle base de recherches à Wolong - Décès ! Le doyen des pandas captifs est décédé à Jinan à l'âge de 36 ans - Décès de Ling Ling à Tokyo - Autriche ! Les visiteurs peuvent voir Fu Long, le bébé panda de Vienne - Saison des amours 2008 ! Les zoos se préparent pour avoir de nombreuses naissances |
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MENU 1. Menaces
2.1. Cohabitation 2.2.
Protection et 2.4.
Une solution
POUR
EN <1> Le panda est inscrit sur la liste rouge des espèces menacées publiée par l'IUCN (Union mondiale pour la nature). Cette liste constitue la source d'information faisant le plus autorité dans le monde sur le statut des plantes et des animaux.
<2> Le
panda est classé en Annexe 1 de la CITES. Le commerce concernant l'espèce ou
les produits dérivés de l'espèce est très strictement réglementé par les États
membres (ou Parties), toute transaction à des fins purement commerciales étant
totalement proscrite.
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Il y a 3 millions d'années, le royaume du grand panda s'étendait de l'est de la Chine au nord de la Birmanie. Aujourd'hui, cet habitat est réduit aux monts Qinling au Shaanxi, et aux monts Minshan, Qionglai, Liangshan et Xiangling au Sichuan. En 2004, un nouveau recensement a permis de dénombrer 1600 pandas à l'état sauvage, soit 40% de plus que le comptage réalisé en 1980. Ces nouveaux résultats font suite à une étude de 4 ans sur le panda et son habitat, étude menée conjointement par le WWF et l'Administration d'État chinoise des forêts. Cette même étude a également fourni aux scientifiques des informations précises sur la répartition des pandas et l'état des forêts de bambous dont ils dépendent. Le recensement a permis de découvrir la présence de pandas dans des secteurs où l'on pensait l'espèce absente mais il a aussi pointé des menaces sur la survie à long terme des pandas, plus particulièrement la déforestation et la poursuite du braconnage. Après un état des lieux des menaces qui pèsent encore sur la survie du panda, nous verrons quelles solutions sont envisagées pour renforcer la protection de l'espèce.
En dépit du succès des programmes de conservation de l'espèce ces dernières années, des problèmes persistent.
Le bambou, source de nourriture unique du panda, se développe seulement entre 500 et 3100 mètres d'altitude et une paire de pandas nécessite au minimum 30 km² d'habitat.
1.2. Fragmentation et isolement des populations L'habitat du panda est cassé en 20 poches isolées dispersées dans les provinces du Shaanxi, du Gansu et du Sichuan et de nombreuses populations de pandas sont isolées dans des ceintures étroites de bambous ne dépassant pas 1 000 à 1 200 mètres de largeur. Par exemple, en 1983, les bambous ont fleuri massivement. Or, ces curieuses graminées ne fleurissent qu’une fois, puis elles se dessèchent et meurent. Ensuite, il faut attendre des mois, parfois des années, pour que les nouvelles pousses, surgies de terre, forment une nouvelle bambouseraie. Par exemple, tous les bambous flèches du monde fleurissent à 60 ans. Puis ils se dessèchent. Les nouvelles pousses n’apparaissent que 5 ans plus tard. C’est pourquoi des pandas furent retrouvés à 3500 m d’altitude, mourant de faim. Transportés dans des réserves, ils récupérèrent leurs forces grâce à de grosses gamelles de porridge, des pommes, des carottes et de bonnes rations de bambous. A LIRE : Cycle du bambou et conséquences pour le panda Cette fragmentation du territoire rend également plus difficile la reproduction. Rappelons que les femelles ne sont en chaleur que deux ou trois jours par an et qu'elles sont solitaires. Elles doivent absolument trouver un partenaire pendant ce court laps de temps. Or plus les populations sont isolées entre-elles, plus cette recherche devient difficile et plus la rencontre entre adultes reproducteurs est rare. C'est ainsi que les petites populations isolées font également face au risque de consanguinité (les individus qui se croisent ont un lien de parenté), ce qui aboutit peu à peu à un appauvrissement génétique entraînant ainsi une résistance amoindrie aux maladies, une plus faible adaptabilité aux changements environnementaux et des problèmes liés à la reproduction. Ce phénomène est à relativiser tout de même. En effet, une étude menée récemment, qui fit appel à différentes techniques d'identification génétique, analysa la diversité des gènes au sein de trois groupes de pandas sauvages dans les montagnes de Qinling, Minshan et Qionglai. L'étude avait également pour objectif de vérifier si des preuves de séparation génétique récente pouvaient être mises en évidence. D'un point de vue strictement génétique, les résultats de cette étude sont plutôt rassurants, puisqu'ils ont indiqué que les pandas ont conservé jusqu'ici la majorité de leur diversité génétique dans chacun des groupes considérés. Cependant, la consanguinité pourrait devenir un problème sérieux si la fragmentation de l'habitat devait se poursuivre. Enfin, la mortalité
élevée des bébés, qui ne pèsent que 100 grammes environ à la naissance,
est un facteur aggravant.
1.3. Pandas et populations humaines, des besoins souvent contradictoires Des peuples ont partagé pendant des siècles l'environnement avec les pandas et se sont limités aux ressources naturelles de leur secteur pour leur survie. Avec la croissance démographique, de nombreuses activités humaines en opposition avec un développement durable ont sensiblement érodé l'habitat du panda.
Développement économique et touristique Quand l'exploitation forestière a été interdite dans l'habitat du panda en 1998, de nouvelles menaces ont émergé. L'activité minière, le développement de l'hydro-électricité et le tourisme ont augmenté pour compenser la perte de revenus due à l'interdiction de l'exploitation forestière. Ces activités, auxquelles s'ajoutent l'agriculture et la construction de routes, ont remplacé l'activité commerciale liée à l'exploitation forestière comme principales menaces portées aux forêts et à la faune dans le secteur.
Des réserves naturelles inefficaces... Malgré un nombre important de réserves naturelles dans l'habitat du panda, les programmes de gestion étant quasi-inexistants dans le passé, l'intégrité écologique de ces secteurs a continué à diminuer en raison notamment de l'exploitation forestière illégale et du braconnage. En effet, la plupart des réserves manquent d'objectifs clairs et précis en ce qui concerne la conservation de la nature. Les standards de gestion dans les "bonnes" réserves sont souvent statiques, et les infrastructures existantes souvent déficientes. Un manque de connaissance sur la conservation de la nature, de même qu'un manque de moyens pour mettre en pratique à tous les niveaux les politiques adoptées, sont les causes profondes expliquant la gestion déficiente dans les réserves. Les tâches sont souvent attribuées sans qu'il soit tenu compte de l'intérêt ou de la motivation des agents concernés. La formation est souvent inexistante, et en général peu appropriée.
...menant à des récoltes illégales... Dans les monts Minshan, il y a plus de 5000 espèces de plantes et 75% sont utilisées dans la médecine traditionnelle chinoise. Ces montagnes abritent également 300.000 personnes, qui pour la plupart sont pauvres, et qui comptent beaucoup sur la collecte de plantes médicinales pour augmenter leurs revenus. Cette récolte perturbe l'habitat du panda et conduit à l'extinction des espèces locales de plantes.
...et au braconnage Le braconnage de pandas existe toujours et même s'il reste faible, il peut avoir des conséquences graves pour une espèce en voie de disparition. Les braconniers encourent une peine de prison de 10 ans et bien qu'il soit rare que des braconniers tuent intentionnellement un panda, les pandas se trouvent blessés ou tués dans des pièges prévus pour d'autres animaux comme le cerf porte-musc ou l'ours noir. En 1988, les autorités chinoises ont récupéré les peaux de 46 pandas géants dans la province du Sichuan et enquêté sur 115 transactions illégales concernant des peaux de pandas. Plus de 70 pièges furent détruits sur le flanc d'une seule colline par les gardes de la réserve naturelle de Wolong au cours d'une patrouille de l'année 1992. Après l'entrée en vigueur du moratoire sur l'abattage des arbres en 1998, on constata une recrudescence du braconnage dans certains comtés. Il s'agit probablement d'une réaction des villageois à la recherche de sources de revenus de remplacement. Lors d'une opération anti-braconnage menée au début de l'an 2000, les gardes trouvèrent un panda mort dans un piège installé par des braconniers. Les médias chinois ne se montrent pas avares en informations concernant les sentences infligées aux braconniers. Durant les quatre premiers mois de 1999, la police confisqua six peaux de pandas géants et en 1998, un paysan chinois fut condamné à vingt ans d'emprisonnement pour avoir tué trois pandas et vendu les peaux.
Depuis 1980, le WWF est actif pour assurer la conservation du panda géant et il a été la première organisation internationale à travailler en Chine à l'invitation du gouvernement chinois.
2.1. Pandas et populations humaines : des solutions gagnant-gagnant C'est seulement en donnant satisfaction efficacement aux besoins des populations locales et en encourageant des pratiques de développement durable que nous pouvons espérer la survie à long terme du panda.
Modes de vie durables Depuis l'interdiction de 1998 d'exploiter les forêts, beaucoup de gens se sont tournés vers la récolte de plantes médicinales, utilisées dans la médecine traditionnelle chinoise, mais aussi vers la chasse en guise de moyens de survie alternatifs. Le WWF, ainsi que le gouvernement chinois, travaillent pour réduire l'impact négatif de la récolte de plantes médicinales et du braconnage en développant des approches innovatrices de conservation, fournissant par exemple aux peuples locaux des solutions alternatives durables. Le WWF a par exemple contractualisé avec le plus grand détaillant européen, Carrefour, pour vendre des marchandises fabriquées par les populations locales, telles du poivre, du miel, des noix, des pommes de terre, dans les magasins de l'enseigne de la ville de Chengdu.
Énergies alternatives : limiter ses besoins en bois tout en se chauffant correctement... Pour se chauffer et faire la cuisine, les populations locales récoltent le bois dans les forêts. Ceci a eu un impact significatif sur les forêts de l'habitat du panda, sachant qu'un ménage moyen vivant à une altitude de 2 000 mètres utilise 10 000 m3 de bois par an pour se chauffer. Pour réduire la quantité de bois utilisé par les familles tout en leur assurant un chauffage correct, le WWF a équipé de nombreuses familles avec des fourneaux à économie de bois. De même, les familles ont été équipées de réacteurs « Biogaz » qui permettent de faire fermenter les déchets organiques pour produire de l'énergie. Les populations locales élèvent en particulier des porcs dont les excréments ramassés à l'étable peuvent alimenter ce réacteur de type « biogaz ». Le système est inodore et produit assez d'énergie pour faire cuire trois repas par jour et assurer le chauffage de l'habitation durant dix mois de l'année. Ce système a été mis en place par le WWF dans plusieurs villages de la région de Minshan où il a rencontré un vif succès. Fin juin 2006, le WWF a fourni 269 réacteurs biogaz et 162 fourneaux à économie de bois à des familles vivant à proximité du territoire du panda.
Éducation Entre 1996 et 2000, le WWF a formé plus de 300 personnels des réserves naturelles abritant le panda mais aussi des fonctionnaires des gouvernements locaux sur la gestion des ressources naturelles, la surveillance de la faune, le patrouillage anti-braconnage et sur des approches innovantes de conservation. En 1997, le WWF a lancé un programme de conservation dans le comté de Pingwu, province du Sichuan, zone de plus forte concentration de pandas en Chine. Ce programme enseigne aux populations locales comment protéger l'habitat du panda sans compromettre leur survie économique, en les formant à de nouvelles méthodes durables d'exploitation de la forêt, en leur présentant de nouvelles activités économiques comme l'écotourisme et en soulevant la conscience locale au problème de conservation.
Un exemple d'action également auprès des enfants : les enfants vivant dans la réserve naturelle de Longxi-Hongkou dans les Monts Minshan, province du Sichuan, ont participé à un concours d'art ayant pour thème l'environnement.
La prise en compte des communautés locales : l'exemple à Pingwu Le Comté de Pingwu se situe au centre de l'aire de répartition de la population de pandas vivant dans la province du Sichuan. Il abrite le plus important nombre de pandas parmi tous les comtés de Chine, une population forte de quelques 230 animaux. Malheureusement, la majorité de l'habitat disponible pour les pandas est situé en dehors des trois réserves situées sur le territoire du comté, dont la réserve de Wanglang. En 1996, le Ministère des forêts demanda l'aide du WWF pour la gestion de la Réserve de Wanglang. Les études menées sur le terrain, de même que les contacts avec le personnel de la réserve, prouvèrent que les menaces affectant la survie des pandas de Wanglang trouvaient leur origine en dehors de celle-ci. A cette époque, l'exploitation commerciale des arbres fournissait plus de 60% des revenus du comté. Mais l'exploitation forestière détruisait l'habitat du panda à un rythme accéléré. Afin d'apporter une solution à ce conflit entre les intérêts des pandas et les besoins des habitants, le WWF et le gouvernement chinois lancèrent un programme de conservation basé sur les communautés locales. C'est ainsi que démarra en 1997 le "Projet intégré de conservation et de développement à Pingwu", un projet qui est devenu un modèle pour d'autres réserves à pandas. Pour la Chine, il s'agissait d'une innovation, une manière originale d'aborder la conservation de la diversité biologique. Le projet vise à harmoniser les besoins de la conservation et ceux du développement, et favorise la participation des communautés locales aux décisions qui doivent être prises. En 1998, suite à des inondations catastrophiques au Sichuan, les autorités locales instaurèrent un moratoire illimité sur toute opération d'exploitation forestière. Ce moratoire fit ressurgir le besoin de trouver des sources de revenus alternatifs pour limiter les pertes économiques et mitiger les conflits sociaux potentiels. La participation des communautés et des autorités locales dans l'élaboration du projet du WWF à Pingwu encouragea le Département des forêts de la province du Sichuan à adopter une approche similaire dans le cadre de son Programme national de protection des forêts naturelles. Le projet de Pingwu fut étendu par la suite : c'est ainsi que trois "Comtés à pandas", à savoir Baoxing, Yuexi et Pingwu, furent désignés par le Département des forêts de la province du Sichuan en tant que sites-pilotes pour le lancement d'un projet de planification de la gestion durable et de zonation des forêts.
2.2. Protection et surveillance de l'habitat Créer de nouvelles réserves Depuis le bannissement de l'exploitation forestière en 1998, l'équilibre a commencé à se déplacer de la déforestation vers la restauration de la forêt. Une grande partie de l'habitat du panda était en dehors des réserves naturelles si bien qu'il était difficile de le protéger contre l'exploitation forestière illégale, le braconnage et la récolte des plantes médicinales. En créant de nouvelles réserves, le gouvernement chinois peut faire reculer les menaces les plus dangereuses pour la survie du panda. Il y a maintenant plus de 50 réserves protégeant le panda pour une surface totale protégée d'environ 10 400 km².
Une meilleure gestion des réserves naturelles Le travail du WWF à Wanglang et à Anzihe, deux réserves-pilotes sélectionnées pour démontrer les principes de gestion efficace, a commencé par une étude des caractéristiques de ces sites protégés. Ce travail fut suivi par l'élaboration de plans de gestion impliquant toutes les parties concernées, et en particulier les communautés vivant à proximité des réserves. Dans le cadre de l'élaboration du plan de gestion de la réserve naturelle de Wanglang, une zone de co-gestion de 140 km² en dehors de la réserve elle-même fut proposée aux communautés locales, qui marquèrent leur accord. Un système de surveillance conjointe de cette zone par le personnel de la réserve et les communautés locales fut également mis au point. Wanglang fut donc le première réserve à pandas à bénéficier d'une surveillance systématique. Cette stratégie a permis de fournir des données précises sur les mouvements des pandas ; de plus, les patrouilles ont permis de révéler plusieurs cas de braconnage et ont contribué à réduire la chasse illégale. Les informations ainsi disponibles ont été intégrées dans une base de données GIS, utilisée au jour le jour dans la gestion de la réserve. Le personnel de Wanglang, qui a bénéficié de différentes formations, est actuellement bien plus motivé qu'il ne l'était avant le début du projet. Les relations avec les communautés locales sont devenues plus sereines. Leur participation aux activités de conservation et de développement communautaire ont contribué à rehausser le moral et à stimuler des partenariats. Les progrès réalisés par le personnel de la réserve naturelle de Wanglang et les communautés locales ont servi d'exemples positifs pour d'autres réserves à pandas.
Sensibilisation et renforcement des structures locales Les actions de sensibilisation et de renforcement des structures locales menées par le WWF exerceront une influence à long terme sur la conservation de la nature en Chine. Pour satisfaire ce besoin prioritaire, le WWF contribue à renforcer les structures locales à tous les niveaux : il fournit notamment une formation de base au personnel des réserves, ainsi qu'une formation en matière de planification et de gestion de sites protégés. Ces formations s'avèrent être des outils efficaces pour instaurer une entente mutuelle entre les différents partenaires et pour accroître la sensibilisation à la conservation à tous les niveaux.
La réserve de Wolong La Réserve naturelle de Wolong, une zone de 200 000 ha située dans la province du Sichuan (sud-ouest), a été établie en 1963. Mondialement connue pour être le foyer des pandas géants, elle se trouve sur le cours supérieur de la rivière de Minjiang, un affluent du Yangtsé, le premier fleuve de la Chine. Elle abrite au moins 2 000 espèces d'animaux et plus de 4 000 espèces de plantes dont 40 espèces de bambous, aliment favori du panda géant. 154 pandas géants sauvages, soit 10% du total de la Chine, vivent dans la réserve du district de Wenchuan, à 130 km de Chengdu, capitale provinciale. La Réserve naturelle de Wolong abrite également le Centre de Protection et de Recherche sur les Pandas géants de Chine, une base principale d'élevage artificiel sponsorisée conjointement par le gouvernement chinois et le WWF. A ce jour, le centre a élevé 103 pandas géants, représentant la moitié des pandas géants élevés artificiellement dans le monde. La Chine a lancé en 2003 un programme d'entraînement des pandas géants de 12,5 millions de dollars tentant de recréer les conditions naturelles de vie de cet animal avant de le relâcher complètement dans le milieu naturel. Après trois ans d'entraînement, Xiang Xiang, un panda mâle âgé de 4 ans, élevé dans le centre, a été relâché dans la nature le 28 avril 2006, devenant ainsi le premier des 180 pandas géants en captivité à retourner dans son milieu naturel. Xiang Xiang vit à Wuyipeng, une région montagneuse riche en bambous située à 10 km de son ancienne maison.
Relier les habitats isolés Les pandas vivent dans une vingtaine de poches qui sont comme des îles de vie sauvage qui contiennent deux ingrédients essentiels à la survie des pandas à savoir des bambous et d'autres pandas. Ces aires sont séparées les unes des autres par des routes, des fermes, des villes et tout autre aménagement lié au développement humain. Le gouvernement chinois travaille avec l'appui du WWF pour relier maintenant ces habitats isolés à l'aide de couloirs de bambous. Ces couloirs verts peuvent être assimilés à un pont reliant une île. Pour relier entre eux les pandas qui vivent dans des poches isolées, le WWF a identifié des zones pouvant être transformées en couloirs de bambou ce qui permettrait aux pandas de trouver plus de nourriture et plus prioritairement de rencontrer de nouveaux partenaires pour la reproduction. Ces corridors permettent à plus long terme une diversification du patrimoine génétique des pandas en diminuant le risque de consanguinité. Le gouvernement chinois, en partenariat avec le WWF, a créé 10 corridors dans les Monts Qinling et Minshan. PRINCIPE D'UN CORRIDOR :
Surveillance de l'habitat du panda et patrouille Entre 1996 et 2000, le WWF a formé plus de 300 personnels des réserves naturelles de panda ainsi que des fonctionnaires des gouvernements locaux à la gestion des réserves, à la surveillance de la vie sauvage, au patrouillage anti-braconnage et aux nouvelles approches de conservation. Le succès de la survie du panda doit beaucoup ces dernières années au travail des chercheurs chinois et internationaux qui travaillent avec les gouvernements, les universités et les organisations à but lucratif tel le WWF. Ces études ont permis de produire une image précise du statut actuel du panda et ont permis de formuler des mesures efficaces pour enrayer le déclin de l'espèce. La recherche et la surveillance continue sont essentiels au succès de la conservation.
Les chercheurs de la réserve naturelle de Wanglang ont fixé des appareils photos sur 30 arbres de la réserve. Les appareils sont déclenchés par les mouvements de pandas occasionnels ou même d'autres animaux étonnants qui partagent l'habitat du panda. Ce matériel, associé à la technologie GPS, permet une vision plus précise de l'effectif de pandas dans le milieu naturel.
Secours aux pandas en difficulté Pour sauver les pandas, on leur apporte des bambous et on les transporte même dans des endroits où les pousses sont encore fraîches. On capture le panda en difficulté en l’attirant dans un piège inoffensif. On l’endort avec une piqûre et on en profite pour le mesurer, l’examiner et voir s’il est en bonne santé. Puis, on l’emporte dans une grande cage vers une réserve. Les chercheurs fixent au cou des pandas un collier radio-émetteur. Grâce aux signaux émis, on suivra leurs déplacements et on étudiera leurs habitudes, sans les gêner. Cependant, une nouvelle directive des autorités chinoises limite heureusement les possibilités de recourir aux opérations de sauvetage inutiles. En effet, dans les années 1980, plus de trente jeunes pandas furent capturés dans la nature parce qu'ils avaient été trouvés seuls. On pensait à l'époque qu'ils avaient été abandonnés par leur mère. Les recherches scientifiques ont depuis prouvés que les femelles "abandonnent" régulièrement leur petit lorsqu'elles partent se nourrir. Les jeunes animaux n'avaient donc nul besoin d'être sauvés. De même, la floraison massive du bambou dans les années 1980 suscita une vaste opération de sauvetage pour les pandas mourant de faim. De telles opérations ne sont pas nécessaires pour autant que l'habitat soit préservé sur des étendues suffisantes et que les pandas disposent d'au moins deux espèces différentes de bambous pour se nourrir. Tous les efforts doivent donc être concentrés vers le sauvetage des populations sauvages, en maintenant un maximum de pandas en liberté.
Lorsque les populations d'une espèce déclinent, les protecteurs de la nature doivent considérer diverses alternatives pour assurer la survie de cette espèce. La réintroduction d'individus dans la nature est une des options envisagées aujourd'hui. En 1991 et en 1997 eurent lieu deux réunions d'experts, dont le but était d'examiner la possibilité de réintroduire des pandas en milieu naturel. La conclusion générale à l'issue de la réunion tenue en 1997 dans la réserve naturelle de Wolong était que "la réintroduction de pandas géants n'est pas souhaitable à l'heure actuelle". Les participants ont conclu que les activités les plus importantes pour promouvoir la conservation de l'espèce sont la protection de son habitat naturel et la recherche scientifique centrée sur les populations sauvages et leur habitat. La réintroduction apparaît aujourd'hui prioritaire et devrait le rester dans les stratégies futures. Rappelons qu'un premier panda géant à être né en captivité a été relâché en avril 2006 dans le milieu naturel (lire l'article).
2.4. Une solution abandonnée : le clonage C'est en 1997 qu'une première tentative de clonage d'un panda géant fut réalisée par des scientifiques de l'Académie chinoise des sciences. Cette tentative suscita un vif intérêt : on la considérait comme une nouvelle technique pouvant assurer la survie de l'espèce dans la nature. Cependant, et bien que le clonage soit une avancée scientifique intéressante pouvant avoir des retombées positives dans le cas de certaines espèces, son intérêt pour la protection du panda géant reste à prouver. Le clonage ne peut en effet apporter de solution aux problèmes qui affectent la survie des animaux dans la nature. Croire que les pandas ont des difficultés à se reproduire est une erreur de jugement fondamentale : le clonage ne devrait donc pas être d'un grand secours pour ce qui est d'accroître leurs effectifs. Les pandas sauvages se reproduisent plus facilement que leurs congénères captifs. Les études menées dans les montagnes de Qinling ont prouvé que le taux de reproduction des populations sauvages est nettement supérieur à celui de la population captive. Donc, si les pandas vivant en liberté et leur habitat naturel sont efficacement protégés, la population devrait s'accroître d'elle-même.
Le WWF poursuit le travail dans les Monts Minshan et Qinling et va initier de nouveaux projets ailleurs dans l'habitat du panda comme dans les Monts Xiangling et Qionglai.
Dans les Monts Minshan Dans les 10 à 20 années
à venir, le WWF s'est fixé les objectifs suivants pour les Monts Minshan :
Dans les Monts Qinling La vision du WWF est une augmentation d'au minimum 10% de la population de pandas géants d'ici 2012 dans les Monts Qinling. Parallèlement, la superficie d'habitats protégés devra augmenter d'au moins 80%. Ces objectifs seront atteints en travaillant avec et en mobilisant les parties non concernées jusqu'à aujourd'hui par les problématiques de conservation afin qu'elles intègrent la notion de durabilité dans leurs politiques et dans leurs comportements de consommation.
Ce qu'il reste à faire Les actions à venir pour
protéger efficacement le panda s'articulent autour des points suivants :
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© Jérôme POUILLE - Contact : jeromepanda@yahoo.com Pandas - Le panda géant ou grand panda (Ailuropoda melanoleuca). www.ifrance.com/pandageant http://pandageant.ifrance.com/ www.pandas.fr Mise à jour : Mai 2008 Existe depuis : Mai 2002 |